Berline, un résolument urbain
Ajouté le 7 09 2009
Voici un de mes coups de coeur du moment, le groupe français Berline qui sort un nouvel album. La croisée des routes musicales, du blues au garage, du dancefloor au hip-hop, berline est le duo résolument urbain de la chanson française 2009. Car ici la langue française s’allie (salit… ?)
Mieux que jamais, à un son brut et sauvage, primitif et sensuel, un son définitif projeté avec l’élégance et l’audace de ceux qui n’ont rien à perdre.
Berline c’est : barbee, la voix du duo, ex-guitariste de lolamaï, groupe exclusivement féminin et underground des 90’s, et alice botté, guitariste gaucher incontournable de la scène française ayant joué avec de nombreux artistes tels charlélie couture, jad wio, christophe, Daniel darc ou Alain bashung pour n’en citer que quelques uns.
Berline, bon nie & clyde sonores, des mots qui font couler du son ! Après avoir tourné dans les plus belles salles rock parisiennes (l’Elysée Montmartre, la maroquinerie, le nouveau casino…), après avoir enflammé des zéniths en première partie d’indochine, berline, nous revient de studio, et nous livre enfin son premier album [boa club], écho troublant de ses performances scéniques.
«L’élégance à la portée des dilettantes, comme le luxe à la portée des punks détraqués, défroqués, des cinglés, cintrés dans des costumes de vynile noirs brisés, blanc cassé.
L’éternité à la portée des voyous, de bas étages, de la cave, les squares… Rien à faire, les squares sans espoir, rien à rajouter. Une femme transpirant l’amour et le sexe. Un outlow gaucher jusqu’à la fin des temps.
Nous avons la vie devant nous ? Bien mieux que ça, nous avons quelques chansons. Les chansons n’ont jamais servi à rien. Juste à sauver des vies, c’est tout.
Avec un «e» en trop… Nous avons tous quelque chose en trop ou en «pas assez». Merde ! Je m’y perds. Qu’écrire après toutes ces années, qu’écrire quand tout a été écrit Do Fa SOL 7 .
De l’art de brutes et tout le reste n’est que poussière de merde. Berline déchire, quand les autres perdent leur temps en nous faisant perdre le nôtre, et comme disait Elliott Murphy, «la différence entre le rock’n roll et le cinéma, c’est que le rock ne promet pas de fin heureuse». Tant pis… Tant mieux…»
Pour écouter le son, rendez-vous ici :
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